Front de Gauche de Saint-Denis : « il faut reporter l’application des nouveaux rythmes scolaires ! »

FRONT DE GAUCHE SAINT-DENIS
L’ECOLE ET LES RYTHMES SCOLAIRES

Sous couvert de « mieux apprendre et favoriser la réussite scolaire de tous », le ministère de l’éducation nationale met en place une réforme des rythmes scolaires, alors que les priorités sont autres : la formation des enseignant(e)s, l’accueil de TOUS les enfants, la refonte des programmes, des postes en nombre suffisant et le remplacement des professeur(e)s absent(e)s. A Saint-Denis notamment, tous les enfants n’ont pas un(e) enseignant(e)s devant eux ; nombre d’absences ne sont pas remplacées. Il s’agit de la priorité absolue, c’est ce que demande le Manifeste pour l’éducation. Egalité pour nos enfants, adopté par le conseil municipal, et que le Front de Gauche soutient.

Rien ne permet de penser que les propositions faites par le Ministre allègeront la semaine des élèves, qui n’auront plus de pause en milieu de semaine puisqu’ils travailleront le mercredi matin. D’autre part, après 15h45, s’il s’agit d’un simple allongement des activités des centres de loisirs, quel est le bénéfice ?

Saint-Denis offre une richesse d’activités culturelles et sportives largement reconnue et appréciée, mobilisant de nombreux secteurs et acteurs : musée, médiathèques, ludothèques, cinéma, théâtre, école d’arts plastiques, conservatoire de musique et de danse, école des sports, gymnases, clubs et associations,…. Comment l’accès à ces activités va-t-il pouvoir continuer ? Comment les professionnels, comme les parents, vont-ils s’organiser ?

La grande majorité des professeur-e-s des écoles (dont 80% ont fait grève sur cette question à Saint-Denis le 12 février) est opposée à une mise en place immédiate de la réforme, la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Élèves) de notre ville également. De la même manière, les personnels non enseignants des écoles sont inquiets. Peut-on mettre en place le décret sur les rythmes scolaires, sans tenir compte de l’avis des principaux intéressés ?

Le coût de cette réforme sera à la charge des collectivités locales, qui n’ont pas toujours les moyens de sa mise en œuvre. Ce faisant, elle renforce les inégalités entre les territoires. Elle remet davantage encore en cause le principe progressiste d’une école qui offre à TOUS les enfants du pays les mêmes possibilités.

Dans ces conditions, le Front de Gauche de Saint-Denis :

  • considère qu’il est inopportun d’appliquer la réforme dès septembre 2013 ; estime qu’il faut prendre le temps d’une vraie concertation citoyenne ;
  • sera partie prenante de tout ce qui peut faire avancer vers l’école de l’égalité pour TOUS ;
  • demande d’un plan d’urgence pour les écoles de Saint-Denis et de Seine Saint-Denis.

Saint-Denis, le 28 février 2013

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Conseil municipal extraoridnaire sur l’éducation : intervention du PG

Image« Au moment où est soumis « Le manifeste pour l’égalité de nos enfants » par la municipalité qui éclaire le déni d’égalité qui est fait aux enfants de Saint Denis quant aux conditions de la réussite scolaire, le gouvernement nous impose une réforme des rythmes scolaires dans un véritable déni de démocratie. Cela se fait sans concertation préalable avec les différents acteurs éducatifs (parents, enseignants, personnels territoriaux en charge de l’animation ou spécialisés en école maternelle, mais aussi les personnels des conservatoires, des écoles municipales, les animateurs sportifs…). Beaucoup d’interventions dans ce conseil municipal extraordinaire ont été faites en ce sens et nous pourrions espérer qu’un article du manifeste soit consacré à dénoncer cette orientation dont nombre de nous observent qu’elle sert à masquer et à détourner de notre aspiration à créer l’égalité scolaire et la continuité du service public d’Éducation sur tout le territoire. Et que cette réforme ne puisse voir le jour sans États Généraux de l’éducation ( ou tout autre formulation) ,  de la culture et de l’animation… Cette réforme des temps éducatifs évacue l’ensemble des enjeux ambitieux dont « Le manifeste pour l’égalité de nos enfants  est porteur et notamment celui qui parie sur l’éducabilité de tous les enfants et ce n’est pas une petite avancée dans une société qui justifie l’échec scolaire encore aujourd’hui par les origines sociale ou culturelle des enfants.

ImageCe manifeste se doit d’encourager les actions, et pour exprimer nos ambitions nous aurions aimé qu’elles puissent être estimées en termes de besoins chiffrés (dans le paragraphe « cette haute ambition passe par ») autant pour le nombre d’élèves par classe que le nombre d’enseignants nécessaires, de remplaçants, de moyens d’aide pour la construction de structures scolaires : école, collèges, lycée…

Le besoin de parler est grand pour témoigner, dénoncer, éclairer, de la part de tous les acteurs, et peu ont pu être entendu aujourd’hui. Comme le lapsus de M. Paillard le pressentait, c’est bien jusqu’à minuit que nous aurions eu à écouter sans exiger de chacun qu’il ne presse sa parole, l’écourte, la condense ou la ravale compte tenu de l’heure impartie.

Mais nous n’avons pas seulement besoin de parler nos accords ou nos désaccords : ce dont nous sommes le plus privé dans cette société, c’est de penser ensemble et d’élaborer, non du droit, mais de l’exercice.

Ce que révèle cette matinée c’est que les formes d’exercice de la citoyenneté doivent changer, nous voulons être en charge de nous mettre au travail, de penser ensemble et non d’approuver ou non tant un manifeste dont le texte qui nous a été remis ce matin porte malencontreusement déjà la mention qu’il est « adopté » avant même que vous soyez témoin de nos paroles, qu’une réforme des temps éducatifs dont nous serons en fait les acteurs.

Si le gouvernement ne garantit pas cette élaboration collective se sera bien à la municipalité de la prendre en charge et de sa réussite ou non elle recevra la sanction aux élections municipales avant même que le gouvernement n’en reçoive la sanction aux urnes. »

Hélène Cohen Solal,

Front de Gauche / Parti de Gauche

Longtemps militante dans un mouvement d’éducation populaire (GFEN)

FSU/SNUIPP/Enseignante en Petite Section à Paris 18° (22 ans en ZEP)

Intervention du 16 février 2013

Le JSD : « Quel Front pour les municipales ? »

La dernière assemblée citoyenne du Front de gauche à Saint-Denis a montré une palette de points de vue pour aborder l’échéance de 2014.

L’assemblée citoyenne du Front de gauche, le 29 janvier, mêlait dans son thème de débat « la mobilisation contre les politiques d’austérité » et « les propositions pour les municipales ». Deux heures de paroles non stop qui ont débouché sur un constat final.

Les intervenants sont sur des longueurs d’ondes siamoises dès lors qu’il s’agit de pourfendre la cuirasse austère des politiques libérales, de trouver globalement décevants les premiers mois de Hollande au pouvoir, de dénoncer le travail précaire qui remplace le CDI, de s’élever contre la santé insolente des bourses internationales quand les peuples en bavent de plus en plus, de critiquer l’accord Medef/CFDT, « un compromis historique fait sur le dos des salariés »…

Sur ces sujets-là, le militant du PCF est cousin germain de celui du Parti de gauche ou de la Gauche anticapitaliste.

Mais quand on zoome sur l’échéance des municipales, ce n’est plus la même histoire. Quand Robert (GA) explique que « s’opposer à la politique gouvernementale constitue un point de départ du type d’alliances pour les municipales », il n’a pas le même avis que Julien (PCF) pour qui « on ne s’oppose pas au gouvernement quand on lance la campagne des municipales. On doit gagner sur des contenus qu’on a envie de défendre ».

Et quand Frédéric (PG) affirme que « ce qu’on ne veut pas au niveau national, pourquoi le voudrait-on au niveau local ? », il est loin de Claude (PCF) qui se situe « dans une démarche de réussite de la gauche, que l’on n’a pas assez affirmée au moment des législatives ».

Sans surprise, l’attachement à l’union de la gauche reste fort dans les rangs d’un parti qui en est à l’origine… Quand il est inexistant pour les militants d’un parti né en rupture avec le PS ou issus du NPA.
Dominique Sanchez

Front de Gauche Education : réunion publique à la bourse du travail de Saint-Denis mercredi 30 janvier

La loi sur la refondation de l’école et la préparation d’un nouvel acte de décentralisation suscitent beaucoup d’interrogations voire d’inquiétude dans le monde de l’éducation.

Après les avis du CSE, du CNESER, du CESE, puis l’adoption de la loi sur l’école en conseil des ministres cette semaine, le groupe Education du Front de Gauche vous invite au débat :

Mercredi 30 janvier 2013 de 17h à 20h

à Saint-Denis (93)
Bourse du Travail Salle Marcel Paul / 9- 11 rue Génin (Métro Porte de Paris)

Les chercheurs de l’éducation, les personnels d’éducation, les parents, les élus, les jeunes s’invitent dans le débat et confrontent leurs points de vue au regard des ruptures indispensables à mettre en œuvre en matière d’éducation pour aller vers l’école de l’égalité.


17h à 19h : Débat  

précédé de courtes présentations du projet du Front de Gauche pour l’Education (par Gérard Aschieri, Choukri Benayed, Stéphane Bonnery, François Cocq, Bertrand Geay, Christine Passerieux) :

Loi d’orientation, finalités de l’école et culture commune, rythmes scolaires, traitement des inégalités,  service public, décentralisation, éducation prioritaire, formation des enseignants, budget, …

19h : intervention de  Pierre LAURENT   Conclusions et exigences du Front de Gauche.

« L’Humain d’abord » reste notre programme….

…. ou pourquoi le Parti de Gauche ne participera pas au rassemblement pour Hollande jeudi 3 mai 2012 à la Mairie de Saint-Denis

Avec l’ensemble des militants de l’Autre Gauche, nous faisons vivre un programme partagé « L’Humain d’abord » depuis plus de huit mois. Nous avons mené une campagne de premier tour indépendante au niveau politique et programmatique avec les succès que chacun connaît.

A la veille du second tour, le pays doit choisir entre deux programmes dans lesquels nous ne nous retrouvons pas. Cependant, au nom de notre refus de l’ultralibéralisme, le choix du Parti de Gauche est clair : battre Sarkozy le 6 mai et donc voter Hollande.

L’appel à déposer un bulletin François Hollande dans les urnes dimanche prochain ne signifie donc en rien un soutien au programme du PS que nous estimons toujours insuffisant face aux marchés et nous ne nous faisons pas d’illusions sur la politique que mettra en œuvre Hollande dès le 7 mai. C’est pourquoi d’ailleurs nous ne négocions aucun programme en échange de notre vote. Nous finissons seulement le travail entamé au premier tour : battre la droite. Il s’agit d’une étape incontournable de la révolution citoyenne que nous souhaitons.

C’est également la raison pour laquelle, en conformité avec la réunion de Coordination Nationale du Front de Gauche du 24 avril 2012 et avec la résolution du Conseil National du Parti de Gauche du 28 avril 2012, les élus et les militants du Parti de Gauche de Saint-Denis ne participeront pas au rassemblement derrière Hollande appelé par « des élus municipaux communistes, FASE, PS, PRG, MRC, EELV et de gauche » jeudi 3 mai. Le Parti de Gauche réfute l’idée que l’élection de Hollande et la mise en œuvre de son programme actuel sont susceptibles d’améliorer sensiblement les conditions de vie des Dionysiens(habitat, services publics, sécurité, école, université, culture, réduction des inégalités…). En effet, le programme du PS s’inscrit dans la logique d’accompagnement de finance et donc de réduction des dépenses publiques.

Par conséquent, nous donnons donc rendez vous :
Mardi 1er mai à 14h, devant la Bourse du Travail, pour un départ collectif à la manifestation
Vendredi 4 mai à 17h30, devant la mairie, pour un départ collectif au meeting du Front de Gauche, place Stalingrad (Paris)
Dimanche 6 mai, dans les bureaux de vote, pour nous débarrasser de Sarkozy !
Dimanche 10 juin et 17 juin, dans les bureaux de vote, pour élire des députés Front de Gauche autonomes du Parti Socialiste, Patrick BRAOUEZEC et Hayat DHALFA