Roms: l’apartheid doit cesser !

Le 22 février dernier, un incendie accidentel a rapidement détruit un bidonville situé à Aubervilliers, aux portes de Paris, dans lequel vivaient plus de 300 personnes. Le feu a endommagé des entrepôts à proximité, mais fort heureusement aucune victime n’est à déplorer. Le 28 février, un autre incendie a ravagé un bidonville de Sarcelles abritant plus de 80 personnes.

Ces bidonvilles ne sont pas des cas isolés. En Ile de France, plus de 10 000 personnes, dont de nombreux enfants, tentent de survivre dans ces habitats de fortune sordides, insalubres et dangereux. 7000 d’entre elles seraient installées en Seine Saint-Denis.

Victimes de lourdes discriminations dans leur pays d’origine, ces ressortissants européens, pour le principal de nationalité roumaine ou bulgare, ont quitté la Roumanie et la Bulgarie dans l’espoir de trouver des conditions de vie plus favorables dans d’autres Etats de la communauté européenne, dont la France.

Jusqu’à présent, ces migrants ont fait l’objet d’une forme d’apartheid à peine voilé dans le pays des droits de l’homme. Outre les restrictions d’accès à l’emploi, les différents gouvernements ont ignoré leur dénuement. Tout a été entrepris pour les décourager et les refouler hors de nos frontières.

Ces discriminations sont parfaitement inacceptables tant à l’échelon national qu’européen. Et il est urgent d’adopter une attitude respectueuse de la dignité de ces familles. En tout premier lieu, une intervention ferme des instances européennes s’avère nécessaire à l’encontre des Etats de la communauté tolérant en leur sein les discriminations de certaines minorités. En application de la convention européenne des droits de l’homme, l’Europe doit être et rester un espace hors discriminations.

Par ailleurs, la bonne intégration sociale de ces concitoyens européens paraît parfaitement possible là où ils se trouvent pour peu qu’ils bénéficient des dispositions de droit commun en vigueur.

Afin qu’ils puissent espérer vivre de leur travail, la levée de toutes les restrictions à l’emploi les concernant est certainement la première décision à prévoir. Au-delà, et comme évoqué dans la circulaire interministérielle du 26 août 2012, ces familles doivent pouvoir accéder à des solutions d’habitat durable et adapté à leur situation et, comme nécessaire, d’un accompagnement social ou médico-social.

Le droit au logement et à l’hébergement a été affirmé par la loi et confirmé par plusieurs décisions des juges administratifs. Rien ne justifie que ces personnes en soient exclues. Le droit interne dispose aussi d’une obligation d’assistance aux personnes en grande difficulté. Les articles L 345-1 et suivants du code de l’action sociale et des familles sont très explicites à ce propos.

En l’état de la partition des compétences en matière d’action sociale, l’Etat a la responsabilité de mettre en œuvre toutes ces dispositions, en particulier dans le cadre du dispositif d’accueil, d’hébergement et d’insertion (AHI). Cette obligation a été rappelée notamment par l’ordonnance du Conseil d’Etat rendue le 10 février 2012.

Aucun argument ne peut légitimer que les enfants de ces familles soient écartés d’une scolarité ordinaire et de la vigilance que nous accordons habituellement aux mineurs. Les enfants, sans exclusive aucune, ont des droits reconnus et la puissance publique a des obligations à leur endroit, la première de celles-ci étant de veiller à leur intégrité et à leur bon développement.

Il paraît difficile que le département de Seine Saint-Denis, déjà lourdement frappé par la précarité et le chômage, soit en capacité d’intégrer aisément les 7000 personnes installées dans les bidonvilles. En revanche, l’intégration de 10 000 personnes en région Ile de France, bassin d’habitat de 12 millions d’habitants, ne devrait pas être hors de portée. Encore faudrait-il que toutes les collectivités locales (c’est-à-dire les huit départements et les 1 301 communes) de la région s’engagent de façon équitable dans cette démarche juste et solidaire.

Plusieurs élus de Seine Saint-Denis ont, à maintes reprises, réclamé la tenue d’un table ronde régionale en vue de définir une stratégie pertinente à cet échelon. Ces demandes n’ont jamais abouti. Alors, il nous reste à imposer l’engagement de ce processus. Ensemble, citoyens, militants et élus, agissons afin que ce drame humain cesse sans délai !

Le Parti de Gauche 93

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Après l’élection législative à Saint-Denis…

Le comité ouest du PG 93 prend acte de la victoire du candidat du Parti Socialiste, Matthieu Hanotin, dans la 2e circonscription de la Seine Saint-Denis.
La pesanteur des institutions de la Ve République a touché ce bastion de la Banlieue Rouge comme le reste de notre territoire : elle débouche sur un bipartisme renforcé, alors que les Français, ici plus encore qu’ailleurs, ont exprimé, à l’occasion de l’élection présidentielle, leur volonté de renforcer une gauche de rupture.
Le discours de repolitisation tenu par le Front de Gauche durant la campagne présidentielle n’a pas pu être prolongé lors de la campagne législative. La dépolitisation, la disparition des enjeux de classe, la pression gouvernementale et médiatique pour accorder au président élu une majorité monocolore, à cent lieues de la diversité exprimée lors du premier tour des élections présidentielles a joué à plein, et a conduit à la victoire en trompe l’oeil de la social-démocratie.
La majorité politique de la France ne correspond pas, aujourd’hui, à sa majorité sociale : avec 28% aux élections présidentielles et 35% aux  élections législatives, le PS n’a jamais été majoritaire seul.
Une alternance tranquille, où à une droite dure succède une gauche très modérée en France s’inscrit à nos yeux dans un processus largement à  l’oeuvre en Europe : celui d’un brouillage du clivage gauche-droite, tout le monde s’entendant pour mener une politique d’austérité. La Grèce, où la social-démocratie s’apprête à former une coalition avec la droite en fournit à nos yeux un autre exemple.
Changer de république, changer de politique économique en France et maintenir une politique de solidarité, de partage, de continuité républicaine dans nos territoires nous paraissent aller de pair. Le Front de Gauche nous apparaît comme l’instrument éminent de ces combats, à l’heure où l’insuffisance des recettes social-démocrates face à la crise ne manquera pas de déboucher sur de cruelles déceptions.
Il faudra un jour une force politique d’envergure qui serve de recours face à ces échecs, en proposant, plus que l’alternance, l’alternative. Le comité ouest du PG 93 est déterminé à mener ce combat, plus que jamais.

Finissons le travail : rendez-vous dans les bureaux de vote le 6 mai pour battre Sarkozy !

Le Parti de Gauche remercie les 6064 Dionysien-ne-s qui ont choisi de voter pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle. Les forces de la Gauche du PS passent de 3 817 voix en 2007 à 6586 en 2012 soit une progression de 72,54% (+2 769 voix et 11,67 points). La preuve par l’exemple que l’unité de l’Autre gauche pèse bien plus qu’une simple addition de voix.

 Le Comité local du Parti de Gauche se réjouit que les Dionysien-ne-s aient clairement signifié leur rejet de la droite et des politiques ultra-libérales, conservatrices et xénophobes menées par Nicolas Sarkozy.

 Bravo aux militants du Front de Gauche qui ont su faire preuve de dynamisme et de créativité pour mener une campagne exemplaire permettant de fédérer les citoyens autour du programme partagé du Front de Gauche ! Les assemblées citoyennes organisées par la coordination Front de Gauche de la ville et par les collectifs de quartier ont permis à de nombreux dionysiens de redresser dignement la tête et d’occuper pleinement l’espace politique.

 Nous appelons à répondre massivement à l’appel des syndicats pour la fête du travail le 1er mai contre les politiques d’austérité, pour le Smic à 1700 euros, pour la retraite à 60 ans à taux plein, mais aussi pour la sortie de l’OTAN, pour la VIe République et pour la planification écologique.

 Finissons le travail : rendez-vous dans les bureaux de vote le 6 mai pour battre Sarkozy !

Michel Besson, animateur de la coopérative Andines, arrêté en Israël

Venu préparer les prochaines livraisons de produits artisanaux palestiniens en France, Michel Besson a été mis en détention à son arrivée à l’aéroport de Tel Aviv. Ce faisant, c’est la démarche même de la coopérative que les autorités israéliennes ont en réalité dans le collimateur : permettre aux producteurs et artisans palestiniens de s’organiser et de se développer dans le cadre d’une économie équitable. C’est pourquoi les militants du Parti de Gauche affirment leur solidarité avec Michel Besson et demandent au gouvernement français d’agir pour sa libération.

UNE ASSEMBLÉE CITOYENNE DU FRONT DE GAUCHE POUR GAGNER EN 2012 À SAINT-DENIS

Vendredi 1er juillet à 19h30 en mairie (salle de la Résistance), nous appelons à constituer une assemblée citoyenne du Front de gauche à Saint-Denis ouverte à toutes celles et tous ceux qui veulent participer pleinement à notre démarche dans le prolongement de leur engagement citoyen, syndical ou associatif. Lire la suite